17 avril 2005

Quand-est-ce qu’on passe à la Dream Machine ?

Encore une excellente contribution que vous avez bien voulu nous adresser sur cfdt-oracle@ifrance.com
Merci au nom de tous.

“Ce qui m'excite, ce que moi j'ai envie de faire, c'est, avec vous, de prendre la tête du marché français, de mettre Oracle dans la tête de tous nos clients comme étant un partenaire stratégique ...”

Yves de Talhouet 1er février 2005.

Belle déclaration d’intention, mais qu’en est-il presque 3 mois après le démarrage du processus de fusion ?

Bientôt nous serons une seule et même équipe “soudée”
217 nouveaux collaborateurs vont nous rejoindre sur Colombes pour former une seule et même équipe oeuvrant main dans la main à la concrétisation de votre ambition. Il faut dire que nous avons bien anticipé leur arrivée afin de les accueillir dans les meilleures conditions. Nous avons décidé d’abord de sous-louer un étage presque complet à une autre société (Unisys). C’est une bonne idée : la promiscuité induite sur les m2 restants sera propice à une meilleure communication et un meilleur partage de l’information.
De plus, en signe de bienvenue, une partie des collaborateurs de Colombes, va s’expatrier hors du parking : les uns bénéficiant d’une place à l’année directement dans le Centre Leclerc de Colombes, les autres bénéficiant d’une place en plein air sur le parking de Parcours. Ca c’est pour permettre au personnel “sédentaire” de garder une bonne santé grâce à l’exercice quotidien de la marche à pied, et peut être même de la course …
Dans le même temps, on va payer le loyer pour des locaux vides à Coeur Défense (dont 130 places de parking). Ces locaux sont pourtant faciles d’accès pour nos futurs prospects. Mais le Nouvel Oracle se mérite : ils viendront à Colombes.Et pourquoi cela ? Parce que ainsi le loyer de ces m2 inoccupés (2,5 fois plus cher qu’à Colombes) pourra être comptabilisé en frais d’acquisition et non en charges venant peser dans le compte de résultats du Nouvel Oracle.

Merci à notre Direction Administration et Financiere.

Notre DRH développe les outils de motivation et la mobilisation des collaborateurs
Dès le mois de janvier la DRH a entamé, dans chaque entité juridique, la consultation des représentants du personnel au sujet de la fusion. Et de quoi parle-t-on depuis ? D’ambitions communes, de dispositif de développement des synergies entre les équipes, de développement des compétences collectives et individuelles, d’harmonisation des systèmes de rémunération, de croissance ?
Et bien non, le sujet principal c’est le PSE. Mais c’est quoi le PSE ? Après l’OSE (Oracle Sans Entrave), parlerait-on du Projet de Sublimation et d’Excellence ? Non, pas du tout, c’est le Plan de Sauvegarde de l’Emploi. Eh oui, le projet de croissance, on verra après, l’urgence – avant même la fusion – c’est de diminuer les effectifs. C’est que ce n’est pas n’importe qui qui peut contribuer à l’essor du Nouvel Oracle. Certains devront rester sur le bord du chemin …
Et pourquoi ce PSE ? Parce que le Nouvel Oracle n’a pas les moyens de garder tout le monde. La fusion, c’est un projet de croissance, oui, mais pas des effectifs !

Merci à notre Direction des Ressources Humaines.

Alors quand est-ce qu’on part à l’assaut du marché M. De Talhouet ?
Aujourd’hui, lorsqu’on parle de fusion, tout ce qu’on entend c’est : maintien de la marge, augmentation du chiffre d’affaire, diminution des coûts …
Les hommes et les femmes du Nouvel Oracle sont-ils uniquement réductibles à des centres de coûts ?
La fusion serait-elle uniquement une gigantesque Cash Machine pour rendre l’actionnaire heureux ?
La mobilisation exclusive des intelligences sur la performance financière suffit-elle à conquérir de nouveaux territoires ?
La bonne humeur, le plaisir de travailler ensemble dans une ambiance de conquête, la fierté de chacun et chacune de contribuer à l’essor d’un acteur essentiel de l’industrie informatique du 3ème millénaire, ne sont-ils pas des facteurs au moins aussi importants de réussite ?
Créativité, innovation, initiatives ne sont-ils pas au programme de la fusion ?
Que le Nouvel Oracle ait pour objectif de rendre ses actionnaires heureux soit.
Que le Nouvel Oracle fournisse des produits qui séduisent nos clients, d’accord.
Mais pour cela, encore faut-il que les collaborateurs du Nouvel Oracle s’y retrouvent.
Encore faut-il que nous soyons sûr de disposer des munitions nécessaires pour se jeter sereinement dans la bataille.

Il est temps de passer de la Cash Machine à la Dream Machine.
La fusion c’est aussi l’occasion de faire naître une nouvelle ambition dans laquelle chaque homme, chaque femme de cette entreprise puisse se retrouver et ainsi donner le meilleur de lui-même.
Le président John Fitzgerald KENNEDY a dit : “Nous avons besoin d’hommes qui sachent rêver à des choses inédites”.
Nous sommes convaincus que le Nouvel Oracle a besoin également de collaborateurs et de collaboratrices qui puissent rêver à des choses inédites et qui s’investissent par des initiatives surprenantes dans un projet mobilisateur.

“Ce projet est un projet de croissance”, nous avez-vous dit.
La croissance passe par de la création de valeur.
Alors laissez-nous attirer votre attention sur ce diagnostic posé par Alain MEGNANT dans son livre Ressources Humaines : déployer la stratégie

La création de valeur, dans une économie dont le moteur est l’intelligence, est largement l’effet d’une gestion optimale des ressources humaines.

Là, on ne parle plus d’argent.
Nous, nous sommes prêts. Et vous ?

A lire également le commentaire très interessant et bien informé de l'un de nos lecteurs assidus - Ci-dessous.

4 commentaires:

Opalungo a dit…

De bonnes idées et de bons sujets pour la discussion. Bravo. (Voici ma conribution.)
Mais au sujet des "ressources humaines comme principale richesse d'une entreprise", je ne connais pas beaucoup qui joignent le geste et la parole. Et nous sommes dans une époque qui n'est pas propice aux valeurs morales. Et Oracle y fait partie. ça fait mal quand nous le constatons en chair et os, mais cette situation est répandue.
J'enchaine (même si ça ne parait pas évident au début).
En lisant les PVs publiés par le CE, dans le premier de mars (7 ou 9, je ne m'en souviens plus) YDT dit (je cite de mémoire): Ma priorité c'est l'emploi! Les conditions salariales nous en verrons plus tard.
Et bien, c'est dommage, mais nous sommes arrivés presque à devoir remercier pour conserver l'emploi! Et en plus dans un contexte de PSE et que l'on s'adresse à des gens qui ont déjà un poste de travail!
Il ne faut pas laisser s'installer dans l'esprit des gens des propos comme celui là sans les combattre. Ce n'est pas parce que nous risquons de perdre l'emploi que nous devons oublier de lutter pour les conditions salariales. Aucune des mesures actuelles vise à maintenir l'emploi: si le CE a êté consulté, c'est précisemment sur une mesure de réduction d'emploi, donc d'attaque aux conditions existentes.
Veut-on nous faire croire que nous devrons remercier YDT? Nous ne sommes pas dupes: dans ce cas précis il éxécute (il est payé pour ça et je ne lui en veux pas pour ça), nous savons qu'il a peu de marge de manoeuvre, donc au moins qu'il n'offense pas l'intelligence des gens comcernés on essayant de nous faire croire qu'il se soucie du sort des collaborateurs. Les salariés de la DRH oui, ils se soucient du sort des gens, mais pas YDT, voyons. Est-ce qu'il est jamais descendu rencontrer les équipes concernées?
J'imagine qu'il est difficile pour les élus du CE d'entendre des propos similaires dans les réunions exceptionnelles, avec la pression que ça suppose pour eux. Donc, un mot de remerciement à tous ceux qui ont participé aux réunions.
Voilà pour ce samedi. Et je ne suis qu'au premier PV!

Anonyme a dit…

Le même novlangue que dans quelque SSII dont il est administrateur.
Bon courage Elisabeth

Anonyme a dit…

Bienvenue chez DevoTeam !!

Anonyme a dit…

Merci de ces contributions excessivement interessantes.
On comprend tout de suite qu'Oracle applique a la lettre les principes de l'Ultra libéralisme forcené. Tout pour les actionnaires, les salariés,eux, doivent déja s'estimer heureux d'avoir toujours un job... Et ses salariés ils disent pas "Merci Patron" ???