11 juin 2006

2006 - Et Oracle inventa le licenciement économique de confort

Comment trouver un autre qualificatif a ce projet dont les documents économiques :
- ne présentent aucun chiffres négatif, si ce n'est des -37 postes dont la suppression est décidée... Pardon, envisagée.
- parlent de manière lyrique de "sauvegarder la compétitivité", de "gains de productivité", "Optimiser l'efficacité", "Continuer la centralisation en Irlande, Roumanie et Inde", "Permettre une application parfaite..."

Si notre direction nous a habituée à son excellence en terme de communications de chiffres, constatons que dans ce cas, elle a totalement oubliée sa calculette pour justifier du projet, et ne fait appel qu'a nos bons sentiments d'Oraclien.

A tel point que premier accros concernant la procédure, dans son empressement à démarrer le "Livre 3", la direction à omis d'indiquer les postes actuellement disponibles dans la société...

Concernant la centralisation en Irlande, elle serait d'après nos sources en voie d'abandon au profit de l'Inde, avec un impact sismique sur les personnels de ce premier centre de "services partagés".

Et que penser de l'objectif affiché par la DAF : "Etre une organisation Finance reconnu de haut niveau par le marché et le business". Heureusement, beaucoup de sociétés, de salariés et managers ne partagent pas ces mêmes valeurs, loin s'en faut.
Cf egalement l'article de nos amis de la CGC-Oracle.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

"Je reste quant à moi Président d'Oracle France, très fier et content de vous avoir tous à mes cotés."
Il est sur le plan YDT ? Il lui reste quoi à faire comme travail maintenant que son poste est délocalisé en Suisse et ailleurs?

Bruno a dit…

On ne peut qu'être contre les licenciements boursiers. Pourquoi ?
Si une entreprise industrielle choisit d'investir, elle achète des équipements et donc dépense de l'argent non distribué aux actionnaires pour que ceux-ci puissent espérer un retour sur investissement (ROI). C'est normal.
Dans les entreprises de service, elles améliorent la performance (financière) en réduisant les coûts main d'oeuvre. Dans ce cas, "l'investissement" est financé non pas par les actionnaires, mais par les ASSEDIC, caisse commune des salariés financée par ces derniers et les employeurs (massivement par les PME et les TPE premiers employeurs).
C'est donc de l'argent transféré par les salariés et entreprises aux actionnaires d'ORACLE (c'est-à-dire nos banquiers, nos assureurs et les retraités américains via leurs fonds).
Et ça, ce n'est pas bien.

Donc deux choses à faire :

- faire financer les licenciements (montants des ASSEDIC des licenciés) par les entreprises qui licenceint sans être en difficulté ; il y en a d'ailleurs beaucoup qui utilisent les transactions. ORACLE, pour rester éthique, devrait donc payer.

- repenser notre système français pour que de tels transferts ne soient pas possibles (ça veut dire aussi que les partenaires sociaux ne restent pas dans leur immobilité légendaire)

Anonyme a dit…

Je te rejoins sur l'impératif de repenser le systeme, mais le niveau Francais me parait bien leger.
Comment pouvons nous concourrir à l'augmentation générale des niveaux de vies quand le développement des multinationale fonctionne comme un nuage de criquets, qui passe d'Irlande en Roumanie, d'Inde en Chine...